2 min de lectureJJulie

"Je ne veux pas de progressifs" : comment répondre sans forcer et sans perdre la vente

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"Non non, pas de progressifs. J'ai entendu que c'est horrible." Vous connaissez la phrase. Elle arrive souvent en début de consultation, avant même qu'on ait parlé de l'équipement. Voici comment l'aborder sans rentrer dans un débat que vous ne gagnerez pas.

D'abord, ne pas défendre les progressifs

L'instinct, c'est de contre-argumenter immédiatement. Résistez. Un client qui a décidé que les progressifs sont mauvais avant même d'en avoir essayé ne sera pas convaincu par un argumentaire technique.

La première chose à faire : comprendre d'où vient l'objection.

Les 3 questions qui débloquent la situation

"Vous connaissez quelqu'un qui en a eu une mauvaise expérience ?" — Dans 8 cas sur 10, la réponse est oui. Ce quelqu'un a souvent eu des progressifs il y a 10 ou 15 ans, ou des progressifs mal adaptés. Ça change beaucoup les choses de le poser ouvertement.

"C'est la gêne à l'adaptation qui vous fait peur, ou quelque chose d'autre ?" — Ça précise l'objection. Parfois c'est l'esthétique ("ça fait vieux"), parfois c'est le prix, parfois c'est vraiment la peur de ne pas s'adapter. Chaque cas a une réponse différente.

"Qu'est-ce que vous utilisez aujourd'hui quand vous lisez ?" — Si la réponse est "je retire mes lunettes" ou "j'ai des lunettes de lecture en plus", vous avez ouvert une conversation sur la gêne réelle. C'est un bien meilleur point de départ que de défendre la technologie.

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Si le refus tient après les trois questions

Proposez une solution alternative sans progressif, mais nommez ses limites honnêtement. Des monofocaux de loin plus une paire de lecture — c'est fonctionnel, mais c'est deux paires à gérer. Parfois, vivre avec la contrainte quelques semaines pousse le patient à reconsidérer.

Ne le forcez pas. Un client qui part avec les lunettes qu'il voulait et qui revient six mois plus tard convaincu vaut mieux qu'un client qui repart contrarié et ne revient pas.

Pour aller plus loin sur l'accompagnement à l'adaptation, notre article sur le conseil aux primo-presbytes détaille la démarche complète.

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